Des chercheurs du Département de géographie du Middlebury College (Vermont) ont étudié les horreurs de l’Holocauste ayant eu lieu lors de la Deuxième guerre mondiale sous une perspective géomatique.

Afin de mieux comprendre les événements, Anne Kelly Knowles a eu l’idée de rassembler plusieurs données géospatiales historiques datant des années 30 et 40, et de les intégrer à un système d’information facilitant leur consultation à différentes échelles ainsi qu’à différents moments. En outre, cette intégration à un SIG a permis notamment l’identification de patrons spatiaux dans la localisation des camps de concentration et des camps de travaux forcés qui leurs étaient associés.

«La géographie de l’Holocauste est multi-échelles, allant même jusqu’à l’analyse préalable du territoire par les aménagistes nazis afin de déterminer le meilleur endroit possible pour la construction des camps de concentration. […] Elle se retrouve aussi dans les expériences personnelles des témoins de ce drame, dans la signification intrinsèque de ce qu’est leur maison, leur communauté, leur synagogue. Nous voulions étudier l’aspect géographique aussi bien à l’échelle régionale qu’à l’échelle humaine, dans sa temporalité et sa spatialité.», d’affirmer la professeure Knowles.

Les résultats de ces analyses sont disponibles au travers les outils cartographiques interactifs proposés par le Stanford University spatial history lab et ont aussi été mis sous presse sous le titre The Geographies of the Holocaust.

 

Holocauste - une perspective géomatiqueSource de l’image:  US Holocaust Memorial Museum
D’après l’article du National Science Foundation

paru le 19 mai 2015