Sommes-nous devenus dépendants de nos GPS lors de nos déplacements? Qui d’entre nous continue à consulter des cartes routières au format papier afin de planifier ses itinéraires routiers? Et si l’utilisation d’outils de navigation GPS nous rendait progressivement incapables de s’orienter par soi-même? C’est ce que laisse entrevoir le professeur de géomatique de l’Université Laval Stéphane Roche dans un article mis en ligne par ICI Radio-Canada dimanche dernier.

Avant l’arrivée de Google Maps au Canada en 2005, le seul moyen de déterminer le meilleur itinéraire à suivre lors d’un déplacement automobile était de le planifier à l’avance à l’aide de cartes routières sur support papier. Cette capacité à se doter de repères spatiaux qui se développait ainsi au fil des expériences par les automobilistes semble être une aptitude peu acquise par la génération n’ayant connu que l’application produite par Google.

Alors que l’aide à la navigation de ces systèmes GPS embarqués est axée sur les distances et les directions («dans 500 mètres, tournez à droite»), ils gagneraient notamment à mentionner oralement les éléments visuels croisés le long du trajet afin de favoriser l’engagement actif du conducteur («tournez à droite après la station-service»). C’est d’ailleurs ce que révèle une étude menée à Québec par le doctorant Teriitutea Quesnot.

Les histoires d’automobilistes induits en erreur par leur GPS sont courantes et peuvent parfois tourner au drame. On se souvient notamment de ce couple de Colombie-Britannique qui est resté embourbé dans une route de l’arrière-pays du Nevada en mars 2011.

 

Sommes-Nous devenus dépendants de nos GPS?Source de l’image: AutoInTheBox.com