L’organisation non gouvernementale américaine The Carter Center a opté pour une source d’informations cartographiques étonnante afin de parfaire la couverture de la guerre civile syrienne: les médias sociaux.

Le projet Mapping Syria Conflict recense les diverses informations recueillies sur Facebook, YouTube et Twitter afin d’illustrer au jour le jour l’évolution du conflit ayant cours dans ce pays. En effet, les groupes armés syriens les plus importants et les plus actifs seraient très présents sur ces réseaux, permettant à l’initiative américaine d’obtenir des informations jugées représentatives – quoique non exhaustives – de la réalité. Pour distinguer véracité et propagande, les informations sont ensuite contre-vérifiées par des personnes contacts sur le terrain.

Jusqu’ici, cette approche a permis à l’organisme de publier huit rapports distincts décrivant le rapport des forces présentes en Syrie et leurs avancées. Ces informations ont jusqu’ici été d’une précieuse aide pour les médiateurs cherchant à rétablir la paix, ainsi que pour les organisations humanitaires venant en aide aux sinistrés.

Satisfaits des résultats, les responsables de ce projet de «data mining» évoquent déjà la possibilité d’appliquer cette méthode à d’autres conflits où les informations cartographiques sont difficiles à obtenir.

 

Conflit armé en SyrieUn soldat de l’Armée syrienne libre
nourrit un chat dans la ville d’Alep

Source: Muzzafar Salman, Reuters