La viande de gibier est la plus grande source de protéines des populations vivant en zone tropicale. En raison de cette importance, une équipe de scientifiques provenant de l’Université de Málaga et du Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) s’est appliquée à cartographier la durabilité potentielle de cette activité de subsistance en Afrique centrale.

Différentes informations géographiques et biologiques ont donc été couplées afin de cartographier les zones où le gibier se retrouve en grande quantité et diversité (les «points chauds»), les secteurs où les espèces sont présentes en grande quantité mais sont néanmoins vulnérables à la chasse excessive dû à la proximité des populations humaines (les «points faibles»), ainsi que les sites abritant des espèces très résistantes à la pression de chasse qu’elles subissent (les «points forts»).

Dans le bassin du Congo, cet exercice n’avait encore jamais été réalisé. En identifiant ces points faibles, les autorités mettent le doigt sur les zones les plus sensibles à l’extinction des espèces. L’étude note du même souffle que les espèces les plus vulnérables à l’extinction – les grandes espèces à la reproduction lente comme les éléphants et les primates – se retrouvent dans une zone ayant une faible densité humaine, et donc une plus faible pression de chasse, offrant une lueur d’espoir aux différents intervenants pour la survie des populations animales de ces secteurs.

L’article scientifique lié à cette étude est disponible en ligne.

 

Modélisation de la vulnérabilité de la chasse au gibier en Afrique centraleSource de l’image: Fa, John E., et al. (2014)